Je veux consulter un·e sexologue : je commence par où?
Imagine : tu mates Sex Education en pyjama licorne, tu croques dans une flûte-fromage, et là “BAM ” Jean Milburn lâche une phrase digne d’un doctorat. Ton cousin Loïc, qui croit encore que “communication de couple” veut dire envoyer un emoji aubergine, te demande : « Mais un·e sexologue, ça sert à quoi ? »
Eh ben Loïc, prépare-toi : ce n’est PAS un mécanicien du bas du corps.
Un·e sexologue, c’est la personne qui t’aide quand ton couple fait plus de bruit qu’un car postal dans une montée de montagne, quand tes orgasmes jouent à cache-cache, ou quand ton estime sexuelle se cache quelque part entre Palézieux et Pully.
Individuel, couple, polycule, troupeau consentant : y’a des options pour tout le monde.
Quand consulter ?
Quand ça va mal.
Quand ça va moyen.
Quand ça va bien, mais que t’as l’intuition que ton “bien” n’est peut-être pas le meilleur bien possible.
Bref, dès que tu veux éviter de reproduire un scénario digne d’un repas de famille à Noël.
Pour choisir ton ou ta sexo, pense feeling : si tu n’arrives pas à dire “clitoris” sans bafouiller comme un étudiant de l’UNIL devant sa prof, c’est pas le bon match. Et oui, la visioconférence depuis ton appart de Chavannes-près-Renens, c’est parfaitement valide aussi, tant que tu fermes la fenêtre pour que ta voisine Ruth ne capte pas la conversation.
En résumé :
Ton ami Pierre-Louis peut être de bon conseil après deux verres de Chasselas… mais pour une vraie exploration de ta sexualité, mieux vaut quelqu’un qui a un diplôme, une éthique professionnelle, et qui ne te jugera pas quand tu dis “j’aimerais essayer un truc… un peu spécial”.
Voilà. Va, et trouve ton ou ta sexologue. Va chercher bonheur comme dirait l’autre.
Ton avenir intime te dira merci.
Fabian Salazar, sexothérapeute
